1 femme sur 5
L’Insitut National d’Etudes Démographiques a publié le 26 août 2026 une étude sur les arrêts naturels de grossesse.
Cette étude révèle une réalité très largement partagée puisque 1 femme sur 5 vivra au moins un arrêt naturel de grossesse au cours de sa vie, et 1 femme sur 4 ayant été enceinte en a déjà vécu au moins un.
10 à 14% des grossesses s’arrêtent avant 22 semaines d’aménorhée, dont 92% au cours du 1er trimestre.
L’âge : principal facteur de risque
On constate que les ANG sont plus fréquents avant 20 ans et au delà de 34 ans.
Quand au revenus ou diplômes, ils n’ont pas d’influence significative sur la potentialité de l’arrêt précoce de la grossesse.
Une réalité trop peu accompagnée
La prise en charge aux urgences gynécologiques est souvent vécue comme inadaptée par celles qui y sont accueillies.
L’étude FISO, menée en 2025, montre un décalage entre les attentes, leurs besoins et les soins qui leur sont délivrés à l’hôpital :
- attente dans un environnement partagé avec des femmes enceintes ou en travail ;
- manque d’information sur le déroulement des soins et les suites prévisibles – notamment lors d’une expulsion de l’embryon ou du fœtus ;
- absence de proposition d’arrêt de travail ou d’orientation vers un soutien psychologique ;
- paroles maladroites, voire blessantes, de la part des praticiens ;
- absence de suivi médical après l’ANG.
Des amorces de changement
Si l’accueil des ANG est encore jugé inadapté, l’amorce d’un changement est toutefois à noter. Nous en sommes les témoins privilégiés grâce à nos liens avec les soignants, les maternités, les politiques.
Depuis 2024, il maintenant possible de bénéficier d’un arrêt de travail, sans jour de carence. Sandrine Josso nous avait présenté la loi dont elle était la rapporteure lors d‘un point juridique.
Nous saluons également le parcours Care-GA mis en place au sein de l’ Hopital Foch : un suivi particulier pensé tout spécialement pour les grossesses arrêtées. L’équipe nous avait présenté cette initiative lors d’une interview toujours disponible en replay.
A noter : l’Inserm s’intéresse à son tour au sujet des arrêts naturels de grossesse et organise prochainement un atelier collaboratif à Lyon. Toutes les informations pour y participer sont disponibles ici.
Venez renforcer l’équipe Agapa.
Agapa est l’une des rares associations qui accompagne les arrêts naturels de grossesse.
Pour accompagner dans un délai raisonnable les personnes qui nous contactent, nous cherchons à renforcer notre équipe d’écoutantes.
Vous souhaitez offrir un peu de votre temps pour soutenir les personnes touchées par un deuil périnatal ou une interruption de grossesse, contactez nos coordinatrices au 01 40 45 06 36 ou contact@agapa.fr
article publié le 27 août 2026